PHOQUE VEAU MARIN

Phoque veau marin (Phoca vitulina)

Famille : Phocidae
Taille : 2 mètres
Poids : 100kg
Espérance de vie : 25 à 30 ans

Description physique

Le Phoque veau marin se distingue du Phoque gris par sa taille plus petite, sa tête plus courte et son front concave. Ses narines apparaissent en forme de V et comme les autres phoques, il ne possède pas de pavillon d’oreille (d’oreille externe). Chaque individu a un motif de peau unique composé de fines taches sombres dont la couleur varie du noir brunâtre au beige ou au gris avec des parties inférieures généralement plus claires.

Habitat et régime alimentaire

Lorsqu’ils ne sont pas en mer, les phoques veaux marins se trouvent autour des rivages et des estuaires abrités, où ils se hissent sur les bancs de sable et les plages. Lorsqu’ils sont hors de l’eau, ils tiennent parfois leur corps dans une position de banane, la tête et la queue en l’air en même temps. Comme les phoques gris, ils se nourrissent de poissons, mais aussi de calmars, de bulots, de crabes et de moules. Les bébés phoques veaux marins naissent pendant l’été et peuvent nager alors qu’ils n’ont que quelques heures.

Statut de conservation

Le Phoque veau marin est listé comme « préoccupation mineure » dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN mais comme pour le Phoque gris, il est classé comme espèce « quasi-menacée » en France. Il est souvent victime des déchets liés à la pêche et risque l’étranglement avec les filets de pêches. Parce qu’il se nourrit d’une grande variété de proies, le Phoque veau marin peut souvent confondre des articles non comestibles tels que des plastiques souples avec des aliments, qui peuvent être très dangereux pour lui s’ils sont ingérés.

Présence en Bretagne

Le Phoque veau marin est présent en France dans la Manche, dans les régions de Normandie, Picardie et Bretagne. Il est observable dans les eaux bretonnes toute l’année et il se regroupe en colonie à terre.

Anecdote

En novembre 2018, Augustin, un adhérent de l’association fait appel à l’équipe après avoir retrouvé une femelle veau marin mal en point dans la Rance. En effet, une fois sur place, le constat est sans appel : le phoque amaigri et en hypothermie semble de prime abord condamné. C’est sans compter la détermination infaillible d’Augustin qui par son métier de vétérinaire, a su déployer une multitude de moyens pour sauver l’animal. Lampe UV, plaque chauffante, sérum physiologique chaud, tout y est passé pour vaincre l’hypothermie de cette femelle ; l’intervention fut un succès et les efforts fournis permirent de faire retrouver une température adéquate au phoque. Baptisée Paprika, la femelle fut ensuite envoyée au centre de soin d’Océanopolis à Brest puis relâchée en février 2019. Depuis ce jour, Al Lark peut compter sur le soutien et l’aide précieuse d’Augustin lors de sauvetage d’oiseaux et autres espèces.