Oihana et Juliette ont participé à la conférence de l’European Cetacean Society Conference, un rendez-vous annuel majeur pour la recherche sur les cétacés en Europe. La conférence a réuni plus de 800 chercheurs et acteurs européens sur les thématiques liées au mammifères marins.
Oihana a co-présenté lors du workshop (atelier de travail) ASCOBANS (Accord sur la conservation des petits cétacés de la mer Baltique, du nord-est de l’Atlantique et des mers d’Irlande et du Nord) aux côtés de Karin Hartman (pionnière et spécialiste reconnue dans la recherche sur les Dauphins de Risso aux Açores). L’atelier était axé sur le sujet « Vers des mesures de conservation efficaces pour les dauphins de Risso dans l’Atlantique Nord. »
Cette intervention a permis de nombreux échanges scientifiques, une meilleure compréhension des Risso à différentes échelles locales et internationales et a fait émerger des propositions concrètes pour leur protection, qui feront l’objet d’une synthèse à présenter aux différents gouvernements concernés par l’accord.
Elle a également pu établir un contact avec les projets Risso du sud de l’Angleterre , d’Irlande et d’Espagne, ouvrant la voie à de futures collaborations autour de l’échange de catalogues et du partage de méthodologies d’analyses de connectivité spatiale.
De son côté, Juliette a participé à plusieurs ateliers, notamment sur les sciences participatives et les pratiques inclusives en sciences marines. Ces sessions ont mis en avant des initiatives européennes autour de l’éducation à la mer, de l’inclusion (notamment des personnes sourdes ou malentendantes) et des méthodes de collecte de données participatives.
Les échanges ont également permis de confronter les pratiques entre structures européennes et d’identifier des pistes communes, notamment sur les suivis en mer, la participation des bénévoles, l’ADNe et la standardisation des données. Plusieurs contacts ont été établis avec des équipes de recherche en Irlande, en Allemagne et au Royaume-Uni.
Un workshop dédié aux contaminants a mis en lumière un manque de connaissances sur l’exposition des Rissos aux pollutions d’origine anthropiques, tout en ouvrant des perspectives de collaboration avec différents chercheurs européens sur les POPs, PFAS et isotopes stables.
Les sessions plénières ont abordé des sujets variés et directement liés aux travaux de l’association, comme les modèles de distribution des espèces, l’analyse acoustique, les collisions, ou encore les impacts des aménagements marins (énergies marémotrices et parcs éoliens).
Ces journées riches et intenses ont permis de présenter les travaux de l’association, renforcer les liens scientifiques, d’ouvrir de nouvelles pistes de projets et de consolider l’ancrage d’Al Lark dans les réseaux européens dédiés aux mammifères marins.
