REQUIN PELERIN

Requin pèlerin (Cetorhinus maximus)

Famille : Cetorhinidae
Taille : 8 mètres
Poids : 5 tonnes
Espérance de vie : environ 30 ans

Description physique

Le Requin pèlerin est le deuxième plus grand requin du monde. Sa caractéristique la plus impressionnante est sa bouche, qui s’ouvre jusqu’à 1 mètre de large. Il a un museau conique et de grandes fentes branchiales derrière la bouche qui encerclent presque sa tête. Ses nageoires dorsales et pectorales peuvent atteindre 2 mètres chacune et sa nageoire caudale possède la forme d’un croissant de lune. D’apparence brun grisâtre à noir sur le dos, il est blanc pâle sur le dessous.

Habitat et régime alimentaire

Le Requin pèlerin habite les eaux tempérées et froides, il préfère les mers subpolaires et en général les eaux froides et tempérées des plateaux continentaux. Son habitat change en fonction des disponibilités alimentaires. Le Requin pèlerin se nourrit principalement de plancton. En été, il se rend dans les zones côtières pour se nourrir abondamment de copépodes, mais dès le début de l’hiver, il migre vers les zones d’eau froide. Bien qu’il ait des centaines de petites dents, il ne les utilise pas pour se nourrir, il est donc totalement inoffensif.

Statut de conservation

Les populations de requins pèlerin ont considérablement diminué, ce qui lui vaut le statut d’espèce « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Depuis déjà plusieurs siècles, et encore aujourd’hui dans certaines zones, la pêche au requin pèlerin est très fréquente pour obtenir et commercialiser sa viande, son huile, son foie, son cartilage et ses nageoires.

Présence en Bretagne

Les plus fortes présences de Requin pèlerin en France sont en Bretagne, il représente en effet 72% des observations de requins en France (source : Association Apecs). Ceci s’explique par le fait que le Requin pèlerin est un requin de surface et est donc plus facilement observable ; de nombreux programmes de sensibilisation ont aussi été réalisés à son égard ces dernières dizaines d’années.

Anecdote

En 1997, à Cancale, un ostréiculteur a retrouvé un matin un requin pèlerin empalé sur les piquets de ses parcs à huîtres. L’animal, qui suivait probablement ses proies, s’est retrouvé piégé par la marée et s’est échoué. Ces images impressionnantes ont fait la une des journaux locaux, notamment car les observations de requin pèlerin sont plutôt rares en baie du Mont Saint Michel.